Communiqué du  20 mai 2008


Le patron de SELOR doit être relevé de ses fonctions !


Le système de mandats dans la haute fonction publique fédérale instauré en 2001 implique que les mandataires puissent être relevés de leurs fonctions s’ils n’exécutent pas correctement leur tâche.

C’est manifestement le cas de Marc VAN HEMELRIJCK, l’administrateur délégué de SELOR, qui accumule erreur sur erreur dans le recrutement des « top managers » et qui a commis plusieurs fautes déontologiques graves dans la gestion et l’organisation des jurys de sélection.

Lors de la sélection en mars 2007 du président du S.P.F. Personnel et Organisation, VAN HEMELRIJCK s’est trompé — volontairement ? —  dans la composition du jury en y intégrant un agent du S.P.F. concerné, le socialiste Michel DAMAR, par ailleurs président du S.P.F. Mobilité, qui ne pouvait en vertu de la réglementation y siéger et participer directement à la sélection du président du S.P.F.

L’affaire a cependant tourné court, puisque la candidate la mieux placée politiquement n’a pas convaincu le jury et que finalement le jury — dont VAN HEMELRIJCK et DAMAR—  a décidé de l’échec de tous les candidats. Parmi eux, le socialiste Jacky LEROY, directeur général N-1 au S.P.F. Personnel et Organisation.

Une deuxième sélection a donc été lancée en mars 2008. Dans cette nouvelle affaire, VAN HEMELRIJCK a commis plusieurs  fautes graves :
  1. il a présidé le jury de sélection alors que le président ad interim Jacky LEROY se présentait ; or, Jacky LEROY venait de l’évaluer positivement et c’est grâce à cette évaluation que son mandat a été reconduit le 30 janvier 2008 pour un nouveau terme de six ans ;

  2. il a refusé la demande de récusation d’un candidat qui avait introduit un recours en annulation au Conseil d’Etat contre sa renomination ;

  3. il a intégré dans le jury le subordonné de Jacky LEROY qui a « officié » comme adjoint bilingue ;

  4. il a intégré dans le jury le président d’un service de programmation, le socialiste Philippe METTENS qui ne pouvait y siéger puisqu’il n’avait pas le grade de président de S.P.F. ainsi que l’impose la règlementation, sans compter que Philippe METTENS s’était déjà « illustré » en composant son propre jury de sélection.
Au terme d’un simulacre de sélection, Jacky LEROY qui avait échoué en 2007… a subitement réussi en 2008 et a été le seul lauréat sur 14 candidats ! Normal, puisque le jury comportait le patron de SELOR qu’il avait évalué positivement, son propre subordonné, et un camarade de son parti, par ailleurs neveu du ministre DEMOTTE. La connivence entre VAN HEMELRIJCK et LEROY parait donc établie.

Pour le poste de président aux Finances, personne ne réussit puisque le C.D.&V. revendique le poste et qu’il ne dispose pas de candidat utile.

Il est donc à peu près certain que la sélection des Finances devra être recommencée… et que, à la suite de différentes pressions, les candidats politisés soient cette fois retenus. Le même scénario risque de se produire également pour Personnel et Organisation.

Tout cela prouve à suffisance que l’ensemble de la sélection est manipulée par VAN HEMELRIJCK au détriment de la déontologie et en violation manifeste de plusieurs dispositions règlementaires.

En effet, depuis 2005, VAN HEMELRIJCK viole manifestement les règlementations en imposant aux candidats de prétendus cas de management tout à fait étrangers à la fonction  alors que la réglementation impose que le cas de management doit être lié à la fonction à pourvoir !

Tous ces éléments prouvent que l’administrateur délégué de SELOR ne dispose pas des compétences requises, n’est pas capable de lire et d’appliquer correctement la réglementation et ne mérite plus la confiance indispensable pour l’exercice de sa fonction. Par ailleurs, on peut mettre sérieusement en doute son impartialité et son respect des règles déontologiques.

Dans ces conditions et avant que VAN HEMELRIJCK ne provoque de nouveaux dégâts, le GERFA demande qu’il soit écarté de sa fonction.

Il est en outre indispensable d’interdire à SELOR de procéder à des sélections partisanes sur la base d’épreuves idéologiques et qui ne permettent pas d’évaluer sérieusement la compétence des candidats.

Le Bureau du GERFA