Le système de
mandats dans la haute fonction publique fédérale
instauré en 2001 implique que les mandataires puissent
être relevés de leurs fonctions s’ils
n’exécutent pas correctement leur tâche.
C’est manifestement le cas de Marc VAN HEMELRIJCK,
l’administrateur délégué de
SELOR, qui accumule erreur sur erreur dans le recrutement des
« top managers » et qui a commis
plusieurs fautes déontologiques graves dans la gestion et
l’organisation des jurys de sélection.
Lors de la sélection en mars 2007 du président du
S.P.F. Personnel et Organisation, VAN HEMELRIJCK s’est
trompé
— volontairement ? —
dans la composition du jury en y intégrant un agent du
S.P.F. concerné, le socialiste Michel DAMAR, par ailleurs
président du S.P.F. Mobilité, qui ne pouvait en
vertu de la réglementation y siéger et participer
directement à la sélection du
président du S.P.F.
L’affaire a cependant tourné court, puisque la
candidate la mieux placée politiquement n’a pas
convaincu le jury et que finalement le jury — dont
VAN HEMELRIJCK et DAMAR— a
décidé de l’échec de tous
les candidats. Parmi eux, le socialiste Jacky LEROY, directeur
général N-1 au S.P.F. Personnel et Organisation.
Une deuxième sélection a donc
été lancée en mars 2008. Dans cette
nouvelle affaire, VAN HEMELRIJCK a commis plusieurs fautes
graves :
- il a présidé le jury de
sélection alors que le président ad interim Jacky
LEROY se présentait ; or, Jacky LEROY venait de
l’évaluer positivement et c’est
grâce à cette évaluation que son mandat
a été reconduit le 30 janvier 2008 pour un
nouveau terme de six ans ;
- il a refusé la demande de récusation
d’un candidat qui avait introduit un recours en annulation au
Conseil d’Etat contre sa renomination ;
- il a intégré dans le jury le
subordonné de Jacky LEROY qui a
« officié » comme
adjoint bilingue ;
- il a intégré dans le jury le
président d’un service de programmation, le
socialiste Philippe METTENS qui ne pouvait y siéger
puisqu’il n’avait pas le grade de
président de S.P.F. ainsi que l’impose la
règlementation, sans compter que Philippe METTENS
s’était déjà
« illustré » en
composant son propre jury de sélection.
Au terme d’un simulacre de sélection, Jacky LEROY
qui avait échoué en 2007… a subitement
réussi en 2008 et a été le seul
lauréat sur 14 candidats ! Normal, puisque le jury
comportait le patron de SELOR qu’il avait
évalué positivement, son propre
subordonné, et un camarade de son parti, par ailleurs neveu
du ministre DEMOTTE. La connivence entre VAN HEMELRIJCK et LEROY parait
donc établie.
Pour le poste de président aux Finances, personne ne
réussit puisque le C.D.&V. revendique le poste et
qu’il ne dispose pas de candidat utile.
Il est donc à peu près certain que la
sélection des Finances devra être
recommencée… et que, à la suite de
différentes pressions, les candidats politisés
soient cette fois retenus. Le même scénario risque
de se produire également pour Personnel et Organisation.
Tout cela prouve à suffisance que l’ensemble de la
sélection est manipulée par VAN HEMELRIJCK au
détriment de la déontologie et en violation
manifeste de plusieurs dispositions règlementaires.
En effet, depuis 2005, VAN HEMELRIJCK viole manifestement les
règlementations en imposant aux candidats de
prétendus cas de management tout à fait
étrangers à la fonction alors que la
réglementation impose que le cas de management doit
être lié à la fonction à
pourvoir !
Tous ces éléments prouvent que
l’administrateur délégué de
SELOR ne dispose pas des compétences requises,
n’est pas capable de lire et d’appliquer
correctement la réglementation et ne mérite plus
la confiance indispensable pour l’exercice de sa fonction.
Par ailleurs, on peut mettre sérieusement en doute son
impartialité et son respect des règles
déontologiques.
Dans ces conditions et avant que VAN HEMELRIJCK ne provoque de nouveaux
dégâts, le GERFA demande qu’il soit
écarté de sa fonction.
Il est en outre indispensable d’interdire à SELOR
de procéder à des sélections
partisanes sur la base d’épreuves
idéologiques et qui ne permettent pas
d’évaluer sérieusement la
compétence des candidats.