Communiqué
du 29 avril 2008
La farce de Copernic
La réforme
COPERNIC tourne à la véritable farce.
Au mois de mars, les mandats de président des S.P.F.
Personnel et Organisation et Finances sont
déclarés vacants.
Au terme d’une sélection
bâclée et idéologiquement
orientée, le candidat du régime, par ailleurs
président ad interim Jacky LEROY (P.S.), est le seul
lauréat -sur quatorze candidats- pour la fonction de
président au S.P.F. Personnel et Organisation.
Pour assurer la défense de ses
intérêts, le P.S. a placé dans le jury
un de ses hommes, Philippe METTENS, qui n’est autre que le
neveu du ministre DEMOTTE. Mieux, le jury était
présidé par l’administrateur
délégué de SELOR que Jacky LEROY vient
d’évaluer pour la reconduction de son mandat et
par Jacques DRUART qui est son subordonné direct
à la Fonction publique. Dans ces conditions, il
était très difficile
d’échouer !
Pour le poste de président aux Finances, personne ne
réussit puisque le C.D.&V. revendique le poste et
qu’il ne dispose pas de candidat utile.
Les deux dernières sélections prouvent
qu’avec COPERNIC le centre de gravité de
la politisation s’est déplacé du
ministre vers SELOR.
Du côté de la Communauté
française et de la Région wallonne,
c’est le même schéma qui
prévaut puisque seuls les candidats politisés
réussissent les épreuves de SELOR et sont
proposés au Gouvernement!
Ce simulacre de sélection permet aux ministres de proclamer
la main sur le cœur que les nominations ne sont pas
politisées puisqu’un organisme soi-disant
indépendant est chargé
d’opérer la sélection, de retenir les
politisés ou de bloquer la sélection si un accord
politique n’a pas été conclu.
Le patron de SELOR, l’ancien chef de cabinet du ministre
S.P.A. Luc VAN DEN BOSSCHE, a la main haute sur la
désignation et exécute donc les oukases
politiques en constituant des jurys sur mesure et en les
présidant activement, soit directement pour les
Néerlandophones, soit indirectement pour les Francophones.
D’ailleurs, sa nomination a été
renouvelée directement sans déclaration de
vacance, preuve suffisante qui confirme sa
fonction-clé dans le système.
Il est donc indispensable de revoir
l’arrêté sur les fonctions de
management, de revoir le programme des épreuves et surtout
d’interdire à SELOR de procéder
à des sélections partisanes sur la base
d’épreuves idéologiques et qui ne
permettent pas d’évaluer sérieusement
la compétence des candidats. En effet, alors que
l’arrêté royal sur les fonctions de
management impose que les épreuves aient trait à
la fonction à pourvoir, les candidats reçoivent
invariablement des cas d’école relatifs
à des entreprises privées à
restructurer, tâche qui est complètement
étrangère à la direction de grands
ministères; mieux, les cas présentés
sont identiques depuis des années, sont
complètement irréalistes et contiennent des
erreurs fondamentales dans les comptes et les bilans
proposés.
Tout cela prouve, s’il en était encore besoin, que
la réforme COPERNIC est devenue une farce couteuse qui
permet simplement de continuer les nominations partisanes
derrière un paravent qui s’appelle SELOR et qui
cache les partis et leurs affidés.
Le bureau du GERFA