Communiqué du 12 décembre 2009
Rendre au GERFA ce qui lui appartient !
Depuis le mois de juillet 2009,
le problème de la retenue irrégulière de 13,07%
sur les pécules de vacances des fonctionnaires wallons a
été largement commenté dans la presse.
C’est
grâce au GERFA et à sa communication du 11 juillet 2009
aux fonctionnaires wallons que la presse s’est saisie du
problème. C’est grâce au GERFA et à ses
explications que les fonctionnaires se sont mobilisés.
Depuis
que le GERFA a pris le dossier en main, il a multiplié les
articles d’information et surtout il a lancé une campagne de
mises en demeure adressées au Gouvernement wallon. Ces mises en
demeure ont été efficaces d’autant qu’elles ont
été largement copiées par les syndicats
« représentatifs ».
Par ailleurs,
depuis septembre, le GERFA a commenté
régulièrement le problème dans son mensuel
« diagnostic » en se livrant à des
analyses juridiques pointues alors que les syndicats se
contentaient d’affirmer leur revendication.
Il paraissait donc
évident que le GERFA était un acteur incontournable du
problème, non seulement par l’expertise qu’il avait
développée mais aussi par l’action qu’il avait
organisée.
N’importe quel organe de presse devait en être conscient… sauf la R.T.B.F. !
Déjà
en juillet 2009, la R.T.B.F. qui avait contacté le GERFA pour un
entretien y a subitement renoncé, alors que R.T.L.-T.V.I.
interviewait le GERFA. Le même scénario s’est reproduit en
décembre 2009 !
Enfin, quand le Gouvernement wallon
a annoncé le remboursement de la retenue de 13,07% sur les
pécules de vacances de 2004 à 2008, la R.T.B.F. l’a
annoncé à grand bruit et y a consacré plusieurs
séquences le jeudi 10 décembre et le vendredi 11
décembre.
Si la R.T.B.F. a interviewé largement
les représentants des syndicats
« représentatifs », elle n’a pas pris la
peine de recueillir l’avis du GERFA et a donc gommé consciemment
son action au profit de ses camarades.
Une fois de plus, la
R.T.B.F. montre qu’elle est largement politisée et à la
merci de quelques caciques qui empêchent toute expression qui
pourrait les concurrencer dans la représentation du personnel.
Cela
est déplorable d’autant que la R.T.B.F. est un service public
qui doit garantir les principes d’objectivité et
d’impartialité et que les syndicats
« représentatifs » se sont bornés
à recueillir les fruits du combat du GERFA.
Enfin,
l’attitude de la R.T.B.F. s’explique aussi par le fait que les agents
de la R.T.B.F. (nommés et contractuels) échappent
à la retenue et qu’ils souhaitent garder ce privilège. Un
petit mot d’explication à ce propos serait le bienvenu puisque
tout le monde se tait à la R.T.B.F. à ce propos et cela
explique aussi que le GERFA n’est pas contacté pour ce dossier
où il risque de mettre les « pieds dans le
plat ».
Quoi qu’il en soit, le GERFA annonce que
l’affaire n’est pas terminée puisque la Région wallonne
vient d’être assignée devant le tribunal de
première instance de Namur en récupération des
retenues sur les pécules de 2000 à 2008
majorées des montants des intérêts moratoires et de
la dépréciation monétaire.
En effet, comme
le Gouvernement wallon a reconnu qu’il avait commis une faute, il doit
dès lors indemniser ses agents, autrement que par le versement
du montant nominal.
Enfin, le GERFA constate que la
décision du Gouvernement wallon est bricolée. En faisant
droit à la demande légitime des fonctionnaires et en
remboursant en même temps les agents contractuels, le
Gouvernement wallon mêle deux problèmes différents.
Le Bureau du GERFA