Communiqué du 8 décembre 2010


Les méfaits de la directrice générale de l'Énergie doivent prendre fin ! 


Depuis début 2006, les graves dysfonctionnements causés par Marie-Pierre FAUCONNIER (PS), manager N-1 à la direction générale de l'Energie, sont régulièrement dénoncés avec force par le GERFA.

C'est un véritable massacre qui a lieu au sein de cette administration depuis la désignation hautement politisée, en janvier 2006, de cette ex-chef de cabinet adjointe de L. ONKELINX (PS).

Le GERFA avait relevé la politisation du jury de SELOR, à large majorité socialiste, ayant permis la désignation de M.-P. FAUCONNIER et identifié le conflit d'intérêts qui existait dans son chef par le cumul de deux emplois, l'un chez ELIA, le transporteur de l'électricité à haute tension, l'autre au cabinet de la vice-première ministre socialiste ONKELINX.

Cette nomination est venue chapeauter, au niveau fédéral, l'appareil de pouvoir socialiste dominant le secteur public de l'énergie et qui se décline spécialement par la présence de mandataires socialistes majoritaires au sein du réseau des intercommunales de distribution de gaz et d'électricité.

A noter que le recours en annulation contre la désignation de M.-P. FAUCONNIER a été rejeté par la VIIIe Chambre du Conseil d'Etat, à l'occasion d'un arrêt politisé et inique, rendu dans un délibéré solitaire par le Président J.-Cl. GEUS (ex-cabinet Ph. MOUREAUX et serviteur fidèle du PS).

Le mandat "Copernic" de six ans de M.-P. FAUCONNIER va entrer début 2011 dans sa dernière année. Jusqu'ici, il a fait l'objet de deux évaluations positives, délivrées - sur la base des rapports d'auto-évaluation de l'intéressée - par le ministre de l'Energie et du Climat P. MAGNETTE (PS), et ce, en dépit d'un bilan désastreux !

Si d'aventure, une nouvelle évaluation positive et une ré-ouverture du poste devaient être décidées par le ministre MAGNETTE, on verrait alors M.-P. FAUCONNIER être reconduite, sans examen ni concurrence, pour un nouveau mandat, devenant dès lors une forme de mandat à durée... indéterminée, selon l'arrête royal du 29 octobre 2001 relatif à la désignation des fonctions de management.

Le GERFA relève que la situation de la direction générale de l'Energie est catastrophique, avec une administration sans plus aucun souffle, pratiquement à l'agonie, tant les affaires lourdes se sont succédé depuis cinq ans.

Ainsi, nous relevons les dossiers suivants, à charge de la « manager » en place.

1. Depuis cinq ans, trois quarts des trente-cinq agents de niveau A de cette administration ont connu de lourds problèmes de harcèlement et de dénigrement, liés à la personnalité autocratique et colérique de M-P. FAUCONNIER.
Trois plaintes officielles en harcèlement moral, de multiples demandes de pensions anticipées, de nombreuses demandes de mutations et de départs forcés, plusieurs agents sciemment malmenés à l'occasion de leur évaluation (cercles de développement) : la gestion du personnel se caractérise par un  manque total de respect des personnes.

2. La directrice générale a cumulé jusqu'à sept fonctions en plus de son mandat, dont spécialement un cumul non autorisé, comme présidente du régulateur bruxellois du gaz et de l’électricité (BRUGEL), en tissant une toile de pouvoir et d'influence sur différents leviers de décision en matière d'énergie (APETRA, IRE, ISRD, ONDRAF, Commission GEMIX et présidence du conseil d'administration de l'Agence Internationale de l'Energie à Paris). Les émoluments d'environ 180.000 euros bruts annuels, hors avantages en nature, de l'intéressée s'apparentent à du "socialisme caviar".

3. Un subside annuel de 50.000 euros a été versé à l'Agence internationale de l'Energie à Paris depuis 2006, au motif de la contribution aux paiements de deux chefs de service de l'A.I.E., chargées de réaliser des études sur le marché européen du gaz et sur le terminal gazier de Zeebruges. La réalité et l'intérêt de ces études sont contestés.

4. De folles dépenses de « coachings », de voyages et de missions internationales ont été mises à charge des budgets de la direction générale de l'Energie, créant une série d'avantages en nature de l'ordre du jamais vu, au bénéfice direct de M.-P. FAUCONNIER.

5. La présence de M.-P. FAUCONNIER dans le jury SELOR procédant à la sélection du médiateur de l’Energie francophone a conduit à faire triompher une lauréate du sérail socialiste, A. PANNEELS, conseillère au service d'études de la FGTB, pépinière par excellence des apparatchiks du PS. Ce faisant, le statut légal du médiateur de l’Energie, autonome et indépendant de toute autorité, a été totalement battu en brèche.
A nouveau, le "moteur" a été d'élargir la toile de pouvoir et de contrôle du parti socialiste sur tous les organes de décision du secteur public de l'énergie.
Passe-droits, harcèlements, dépenses somptuaires, manque de respect à l'égard du personnel, avantages indus, autoritarisme : M.-P. FAUCONNIER concentre sur sa personne toute la capacité de nuisance de la réforme COPERNIC.

Le GERFA demande que cesse ce saccage et ces méfaits et que son mandat ne soit pas renouvelé ; elle a en effet confondu les intérêts politiques et personnels avec l'intérêt général de la collectivité et d'une fonction publique bien comprise.

C'est non seulement M.-P. FAUCONNIER, mais tout le système COPERNIC qui doivent être écartés.




Le Bureau du GERFA